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01 Juin 2025

8 étapes pour créer une stratégie de communication réussie

Couverture de l'article de Frank affichant une équipe en réunion autour d’une table, chacun tenant des documents, avec surimpression de texte blanc ‘8 étapes pour créer une stratégie de communication réussie’ et logo Frank en bas à droite.
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Seulement 3 organisations sur 10 considèrent leur stratégie de communication comme efficace. Et pourtant, celles qui y parviennent sont 50 % plus susceptibles d’innover, selon Omnisend.

Le problème, ce n’est pas le manque d’idées. C’est l’absence d’une vision claire et structurée.

Trop d’entreprises multiplient les messages, les canaux, les campagnes… sans jamais prendre le temps de se poser les vraies questions : à qui on parle? dans quel but? et pourquoi ce canal plutôt qu’un autre?

GIF de Denzel Washington posant la main sous le menton et regardant pensivement vers la droite, illustrant la réflexion à sa stratégie de communication.

C’est là que la stratégie de communication entre en jeu. Pas un mot qu’on sort pour faire sérieux. Pas un buzzword glissé dans un pitch. Mais une véritable boussole stratégique pour orienter tout ce que vous dites (et pourquoi vous le dites).

Dans ce guide, notre agence de communication à Montréal vous explique comment construire une stratégie de communication en 8 étapes faciles… et efficaces!

Et vous allez voir (ou plutôt lire), ce n’est pas aussi compliqué qu’on le pense.

Qu’est-ce qu’une stratégie de communication?

Votre stratégie de communication est ce qui relie tous les messages de votre campagne de manière cohérente à une même intention. 

Selon la définition officielle de l’Office québécois de la langue française, une stratégie de communication, c’est un : ensemble des décisions majeures qui déterminent les choix fondamentaux de la communication d’une organisation.

Cellulaire affichant une définition selon l'OQLF : "Stratégie de communication définit objectifs, cible, messages et moyens de diffusion".

En gros, c’est le processus qui coordonne vos idées pour atteindre vos objectifs.

Pourquoi construire une stratégie de communication adaptée pour votre entreprise?

Une bonne stratégie, c’est ce qui vous permet d’aligner vos actions avec vos objectifs. On ne la construit pas pour avoir raison. On la construit pour être compris.

Sans elle, ça devient vite broche à foin : les messages se contredisent, l’image de marque se dilue, et l’impact de vos actions fond comme un délicieux cornet de chez Choco Fav échappé dans le parking du IGA en pleine canicule. 

Parce que dans un monde où l’attention est rare, mieux vaut être précis qu’omniprésent. Et pour ça, il vous faut une carte, pas juste un doigt au vent.

Voici comment élaborer une stratégie de communication efficace en 8 étapes

On le sait, « stratégie », ça peut sonner abstrait. Mais avec un bon guide, ça passe vite du flou… au flow.

Sans plus tarder, voici nos 8 étapes d’experts pour construire une stratégie de communication efficace (et surtout, alignée aux besoins de votre organisation) :

Diagramme en huit blocs jaunes numérotés listant les 8 étapes pour créer une stratégie de communication : Définir objectifs, Identifier cibles, Choisir positionnement, Définir style, Établir budget, Choisir canaux, Formuler messages, Passer à l’action

C’est parti, on lève le rideau.

ÉTAPE 1 : Définir les objectifs de communication

Clarifiez ce que vous voulez faire comprendre, ressentir ou savoir à vos publics. Pas ce que vous voulez vendre.

Une stratégie, c’est juste le « comment » vous allez atteindre votre objectif. 

On vous conseille de vous appuyer sur la méthode des objectifs SMART :

#OBJECTIFSMART en haut, puis cinq pastilles jaunes alignées : S (Spécifique) avec icône cible et questions ‘Qui est concerné ? Qu’ai-je besoin d’accomplir ? Pourquoi cet objectif est important ?’ ; M (Mesurable) avec icône graphique et question ‘Comment mesurer la performance de ma stratégie de communication ?’ ; A (Atteignable) avec icône ruban et questions ‘Ai-je les ressources nécessaires ? Est-il raisonnable d’atteindre cet objectif ?’ ; R (Réaliste) avec icône coche et question ‘Cet objectif est-il aligné avec les objectifs globaux ?’ ; T (Temps) avec icône horloge et question ‘En combien de temps dois-je atteindre mon objectif ?’ ; logo Frank en haut à droite.

Non seulement vous pourrez (vraiment) déterminer si vous avez atteint (ou pas) le but fixé, mais vous obtiendrez aussi des résultats qui font du sens pour vous, qui vous servent (et que vous comprenez).

❌ Mauvais objectif : augmenter la notoriété de mes barres protéinées

✅ Bon objectif : faire connaître nos nouvelles barres protéinées végétaliennes à 1000 jeunes actifs québécois de 18 à 35 ans, d’ici la fin du trimestre, et augmenter de 30 % les visites sur la fiche produit

Dans cet exemple, l’objectif est :

  • Spécifique : faire connaître un produit précis auprès d’un segment défini
  • Mesurable : augmenter le trafic de 30 %
  • Atteignable : selon les ressources marketing disponibles
  • Réaliste : cohérent avec les performances passées
  • Temporellement défini : d’ici la fin du trimestre

Il est donc SMART (eh oui, juste comme ça).

Les meilleures communications ne sont pas les plus créatives. Ce sont celles qui savent exactement ce qu’elles veulent provoquer.

ÉTAPE 2 : Identifier les cibles (audiences)

Votre audience cible, c’est simplement : qui vous voulez atteindre et comment ces personnes consomment l’information.

À force de parler au centre pour essayer de rejoindre tout le monde, on finit par parler dans le vide… et ne rejoindre personne.

Mieux vaut cibler moins de gens, mais plus précisément — et que ceux qu’on rejoigne aient une vraie valeur stratégique. Think smarter, not harder.

GIF de Jimmy Fallon pointant vers sa tête en souriant, légende ‘Très intelligent!’, illustrant l’idée d’un raisonnement stratégique en communication.

Un moyen assez courant de le faire, c’est d’utiliser des personas pour mieux visualiser vos données.

Généralement, une fiche persona contient : un nom, une image, un âge, une occupation, un état civil, des habitudes, et parfois des passions ou des canaux préférés. 

Voici un exemple : 

Fiche persona ‘Anna Gagnon’ : photo d’une jeune femme, citation ‘Je ne supporte pas de perdre du temps’, âge 26 ans, Lyon, journaliste, bio, objectifs, frustrations, traits, motivations, canaux, marques préférées.

Non seulement ça aide à vulgariser vos données, mais c’est aussi plus naturel de parler quand on peut s’imaginer à qui on s’adresse.

En bonus, vous pouvez ensuite réutiliser vos personas dans plusieurs autres processus stratégiques (comme le parcours médiatique en 24 h, par exemple).

Pensez segmentation : 

  • Comportements : compare toujours 3 options avant d’acheter
  • Enjeux : manque de temps pour lire des articles complets
  • Canaux préférés : YouTube, Reddit, infolettres, TikTok…

Au fond, c’est juste une question de mieux comprendre à qui vous parlez, pour déployer vos efforts plus efficacement.

ÉTAPE 3 : Choisir un positionnement clair et cohérent

Posez-vous simplement cette question : qu’est-ce que vous voulez qu’on dise de votre marque quand vous avez le dos tourné ?

Un bon positionnement de marque doit être clair et cohérent, mais surtout aligné avec ce que vos clients veulent croire, ressentir ou défendre.

En 2025, les consommateurs veulent s’identifier à ce qu’ils achètent. Ils veulent du vrai, pas du blabla. 70 % des gens valorisent les marques qui prennent position. Et quand ils sont d’accord, 37 % en parlent à leurs proches. 

Statistique indiquant que 70% des consommateurs valorisent les marques qui assument leurs valeurs et expriment leurs opinions, selon Sprout Social.

Et qui dit bouche-à-oreille dit pub gratuite – mais surtout, pub de confiance. 

C’est presque 7 consommateurs sur 10 qui disent faire plus confiance à un ami, un membre de leur famille ou un influenceur qu’à une information directement émise par une marque.

Statistique indiquant que 7 personnes sur 10 font plus confiance à leurs amis, leur famille et aux influenceurs qu’aux marques, selon Matters.

Dans un monde de plus en plus segmenté, ça, c’est le gros lot.

Appuyez-vous sur le bon vieux FFOM (ou l’analyse SWOT, si vous aimez les anglicismes) : 

  • Forces : Ce qui vous rend unique (interne et positif)
  • Faiblesses : Ce qui vous ralentit (interne et négatif)
  • Opportunités : Ce qui pourrait vous propulser (externe et positif)
  • Menaces : Ce qui pourrait vraiment vous planter (externe et négatif)

L’interne, c’est généralement plus intuitif à identifier. Pour les facteurs externes, vous pouvez vous aider du modèle PESTEL (Politique, Économique, Socioculturel, Technologique, Écologique, Légal).

Exemple d’analyse FFOM

Prenons Patagonia en exemple :

  • Forces : Assumé, écoresponsable, communauté engagée, fidélité élevée
  • Faiblesses : Ton parfois moralisateur (ou perçu élitiste), prix élevés, look pas toujours à la mode

Allons voir du côté externe :

Exemple d’analyse PESTEL avec six catégories schématisées sur fond blanc et un smartphone affichant la page « Comment nous faisons le changement » de Patagonia.

Ensuite, on transforme ces constats en deux colonnes :

  • Opportunités (+) : demande éthique croissante, soutien réglementaire, tech d’optimisation
  • Menaces (-) : saturation de discours, crise économique, pression sur les prix

Et bam. On a un FFOM béton. Simple comme bonjour.

Préciser l’angle désiré

Ne reste plus qu’à trancher votre angle. Vous êtes quoi? L’alternative locale? Le choix éthique? L’expert techno? La marque fun, facile, accessible? À vous de voir.

Non seulement vous obtiendrez un positionnement aligné sur vos valeurs, mais il sera aussi plus facile à mémoriser.

Si on reprend notre exemple de Patagonia, voilà ce que ça donne : une marque activiste, transparente et écoresponsable qui ne vend pas juste des vêtements, mais une vision du monde durable.

Besoin d’un coup de pouce pour y arriver? Nos experts en stratégie de marque seront ravis de vous guider pour faire rayonner votre positionnement.

ÉTAPE 4 : Définir votre style de communication

Votre style de communication, c’est juste votre façon de parler au monde. 

Ça peut sembler évident. Et pourtant… Saviez-vous que 68 % des gens trouvent que les contenus publiés par des marques sont plates?

Statistique indiquant que 68% des gens pensent que le contenu partagé par les marques n’est pas intéressant, selon le Elderman Trust Barometer.

Comment éviter ça? En clarifiant deux éléments clés : vos axes de communication et votre tonalité de marque.

Définir les axes de communication

Vos axes de communication, ce sont vos fils rouges éditoriaux. Ceux qui guident toutes vos prises de parole, peu importe le canal. Ils reflètent vos valeurs, vos priorités, votre vibe. Ça pourrait être l’humour, la proximité, la clarté, la transparence… C’est un peu comme la colonne vertébrale de votre discours.

Quand les marques échouent à créer un lien, c’est souvent parce qu’elles manquent de pertinence ou d’authenticité. Deux bons exemples d’axes… à condition qu’ils soient crédibles et alignés avec ce que vous essayez vraiment de dire.

GIF illustrant l’importance de rester aligné avec sa stratégie de communication et authentique malgré les pressions externes.

Reprenons notre exemple de Patagonia : leurs axes sont clairs comme de l’eau de roche. Activisme environnemental, transparence radicale, communauté engagée. Et ces choix-là, on les ressent dans chacune de leurs actions — jusqu’à leur refus de participer au Black Friday.

Et ça fonctionne. Pourquoi? Parce que leurs axes ne sont pas marketing, ils sont identitaires.

85 % des entreprises placent la transparence au cœur de leur stratégie externe. Et ici? 77 % des Canadiens affirment que transparence et clarté influencent directement leur confiance envers une marque.

Statistique indiquant que 77% des canadiens disent que la transparence et la clarté d’une marque influencent leur confiance envers celle-ci, selon le Elderman Trust Barometer Canada 2024.

Vous commencez à connecter les points? Un bon axe, c’est gagnant-gagnant. Il doit servir votre image et parler à votre audience. 

Et en 2025, la transparence c’est LE facteur #1 à ne pas négliger. Soyez sincère, aligné… mais surtout, assumé.

Adopter une tonalité cohérente

Si vos axes disent quoi dire, votre tonalité, elle, définit comment le dire. 

C’est ce qui donne une couleur à vos messages : un même contenu peut sembler complice, sérieux, rassurant ou provocateur, selon la manière dont il est formulé.

La tonalité de Patagonia? Engagée, franche, parfois abrasive. On n’est pas là pour plaire à tout le monde, mais pour dire les choses comme elles sont… et dans une voix qui reflète leurs convictions.

Une tonalité efficace ne se limite pas à un mot-clé : elle s’incarne dans le choix des phrases, des silences, des titres, des ponctuations. Elle se nuance selon les canaux… mais ne se contredit jamais.

Image divisée en quatre cadrans montrant la phrase ‘On a quelque chose à dire’ selon quatre tons : en haut à gauche, ton complice en rose pâle avec émoticône clin d’œil ; en haut à droite, ton sérieux en noir sans ponctuation emphatique ; en bas à gauche, ton provocateur en rouge gras suivi de ‘ !?’ ; en bas à droite, ton rassurant en bleu clair suivi de deux points ‘ :’.

Et plus elle est assumée, plus elle devient reconnaissable.

ÉTAPE 5 : Établir votre budget

Ici, on ne parle pas d’Excel, de KPI ou d’argent. On parle de capacité. De ligne directrice atteignable. 

GIF de Phyllis dans l'émission The Office qui comprend une stratégie de communication.

Votre stratégie doit tenir compte :

  • de vos ressources humaines actuelles (pas celles que vous rêvez d’avoir)
  • de votre capacité réelle à déployer vos idées
  • de la faisabilité globale de ce que vous imaginez (en fonction de vos moyens réels, humains comme financiers)

Exemple concret d’un budget de communication

On n’a pas accès au budget de Patagonia… mais si on se fie à ce qu’on sait d’eux, on peut facilement imaginer une équipe interne experte et très bien formée sur leurs enjeux (contenu, vidéo, relations publiques), avec assez de moyens pour sortir des campagnes fortes quand ça compte, sans se marcher sur les pieds ni manquer de jus.

Leur approche reste simple : qualité > quantité. Ça veut dire peu de canaux, peu de formats, mais chaque prise de parole frappe, reste en tête, et colle à leur mission.

Une stratégie de communication, c’est une vision. Et toute vision doit rester réaliste face à vos moyens. N’ayez pas les yeux plus gros que la tête.

ÉTAPE 6 : Choisir les canaux pour diffuser votre stratégie

Un canal de communication, c’est la plateforme que vous utilisez pour transmettre un message à votre audience. C’est un point de contact unidirectionnel, où l’émetteur (vous) partage du contenu (informations, annonces, etc.) à un public (récepteurs).

Mockup de téléphone affichant une définition : Un canal de communication, c’est la plateforme que vous utilisez pour transmettre un message à votre audience.

On distingue généralement deux grandes familles de canaux :

  • Canaux offline : télé, radio, affichage, événements, marketing direct
  • Canaux online : site web, moteurs de recherche, infolettres, réseaux sociaux, applications mobiles, publicités numériques

Le choix des canaux les plus pertinents dépend de vos objectifs, de votre audience et du message à transmettre.

Diffuser votre stratégie, c’est choisir quand et comment faire circuler vos messages pour qu’ils atteignent les bonnes personnes. Et dans le comment, une autre question reste à trancher : quelle approche de diffusion adopter ?

Définir votre approche de diffusion

Les campagnes qui utilisent trois canaux ou plus génèrent un taux de commande 494 % plus élevé que celles qui se limitent à un seul.

Statistique indiquant que le taux de commande est 494% haut pour les campagnes qui utilisent 3 canaux de diffusion ou plus, selon Omnisend.

L’approche de diffusion la plus populaire? L’omnicanal.

Ça, c’est quand tous vos canaux sont connectés entre eux pour offrir une expérience client fluide, cohérente et continue, peu importe le point de contact.

Par exemple, une cliente découvre un produit sur Instagram, l’ajoute à son panier sur son cellulaire, finalise l’achat sur son iPad, reçoit une confirmation par courriel, puis ramasse sa commande en magasin. L’expérience reste fluide, sans rupture.

Contrairement au multicanal (où chaque canal communique de son côté) ou au crosscanal (où les canaux se répondent sans forcément se coordonner), l’omnicanal aligne tous vos canaux au même message (en restant pertinent selon l’étape réelle du parcours client).

Mais attention, au risque de se répéter, on vous rappelle que ça ne fonctionne que si vos choix sont alignés au reste de votre stratégie de communication.

Dans le fond, le but, c’est juste d’envoyer le bon message, au bon endroit, au bon moment.

Comprendre le mix de communication

Si votre canal est la sélection de plateformes pour diffuser, le mix de communication, lui, renvoie à la diversité des moyens d’action pour y arriver.

Voici les 5 composantes du mix de communication marketing

Liste des 5 composantes du mix : publicité, vente personnelle, relations publiques, promotion des ventes et marketing direct.

Pour Patagonia, on pourrait dire que son mix repose surtout sur les relations publiques, la communication numérique et une publicité d’image bien ciblée, avec peu de promotions directes, mais un fort relais communautaire.

Visez pas gros. Visez juste.

ÉTAPE 7 : Formuler les messages clés

Un message clé, c’est ce que vous voulez que votre cible retienne. C’est court, clair, crédible… et ça sert un objectif précis.

Fond jaune-blanc avec grande guillemet, citation de Joudy El Gewely, gestionnaire de comptes chez l'agence créative de communication Frank : "un message clé, c'est ce que vous voulez que les gens retiennent. C'est court, clair, crédible... et ça sert un objectif précis."

Trop d’équipes commencent leur communication par ce qu’elles ont envie de dire. Pas par ce que les gens ont besoin d’entendre. Pourtant, selon le Baromètre Communication & Entreprise, c’est plus de la moitié des entreprises qui disent vouloir personnaliser leurs messages selon leurs publics cibles.

Un bon message, c’est une idée forte. Une phrase qui convainc, se distingue et reste en tête : « C’est beau, bon, pas cher », « C’est ça que j’aime », « Toujours frais, toujours vrai », « Crémeuse ou traditionnelle »…

Trop compliqué? On décroche. Trop flou? On oublie. Trop décalé? On ne vous associe même plus au message.

Mais attention : un surplus d’humour ou de créativité peut aussi vous voler la vedette. Ce n’est pas le style qu’on doit retenir. C’est vous.

Voici quelques pistes stratégiques pour vous guider: 

Titre blanc sur fond jaune ‘5 astuces pour orienter vos messages clés’ suivi de cinq rectangles blancs numérotés : 1 Captez l’attention → par l’humour ou la créativité ; 2 Influencez un comportement → par la peur ou la simplification ; 3 Faites évoluer une attitude → par la raison ou l’imagination ; 4 Favorisez l’adhésion → par l’émotion ou la preuve sociale ; 5 Renforcez la confiance → avec un porte-parole crédible et aligné ; logo Frank en bas à gauche.

Vos messages peuvent (et doivent) s’adapter aux différentes cibles. Mais pris ensemble, ils doivent rester cohérents. Pas se contredire. Pas s’éparpiller.

ÉTAPE 8 : Passer à l’action avec un plan de communication

Une stratégie, c’est la vision. Un plan, c’est l’exécution.

Autrement dit, le plan de communication établit, étape par étape, comment vous allez donner vie à la stratégie que vous avez construite aujourd’hui. 

On ne rentrera pas dans le détail ici (nos experts ont déjà tout décortiqué pour vous 😉), mais en survol, un bon plan inclut : un calendrier des actions, les supports à produire, le budget alloué, les personnes responsables… et les ✨ fameux ✨ indicateurs de performance (KPI).

C’est grâce à eux que vous pourrez mesurer l’impact de tout ce que vous venez de bâtir.

Fond jaune titré ‘5 étapes essentielles pour mettre en place un plan de communication’ avec cinq blocs numérotés : calendrier, supports, budget, responsables, indicateurs.

Grosso modo, un plan de comm’, c’est juste la version terrain de votre stratégie.

Quelques exemples d’une stratégie de communication réussie au Québec

Une idée brillante, un angle juste… et un brin d’audace. C’est souvent tout ce qu’il faut pour qu’une stratégie fasse plus de bruit qu’un gros budget. Et ça, plusieurs entreprises d’ici l’ont bien compris.

3 cas d’entreprises québécoises réussis

Voici 3 campagnes locales qui ont volé la vedette en faisant passer leur message.

Exemple #1 : Bell – Cause pour la cause

Bell aurait pu faire une pub de plus. À la place, elle a choisi de lancer une conversation. Cause pour la cause, c’est une stratégie sociétale claire, posée, cohérente.

@bell_cause

C'est la Journée Bell Cause pour la cause. Soutenons ensemble les organismes qui ont la santé mentale des jeunes à coeur. Pour en savoir plus, visitez bell.ca/cause

♬ son original – Bell Cause pour la cause

Une intention forte : parler de santé mentale, publiquement, massivement, année après année.

Chaque édition repose sur la même base… un message simple, relayé partout en même temps, avec un ton uni et une présence bien synchronisée.

C’est pensé comme une vraie stratégie de communication, pas une campagne. Et ça se sent. Parce que c’est pas juste visible, c’est entendu.

Une des rares initiatives où le message, le moment, les canaux et la cause sont vraiment sur la même longueur d’onde.

Exemple #2 : Maxi – Ben oui Maxi

Maxi a repositionné sa communication sans changer son produit. Elle a lancé Ben oui Maxi en collab avec Martin Matte, en plein succès des Beaux malaises. Un univers reconnaissable, porté par une figure forte, un ton complice et un humour dans lequel on se reconnaît.

La répétition des capsules crée un effet d’ancrage : même ton, même visage, même promesse implicite.

C’est une stratégie de communication simple, mais bien tenue…. du B2C qui connecte.

Exemple #3 : RONA – Mike chez RONA

Mike n’existe pas. Mais tout le monde le connaît. Et c’est exactement le but. 

En inventant un faux employé, RONA s’est donné un personnage récurrent pour porter ses messages autrement que par la pub (même si ça flirte parfois un peu avec la promo).

Pas besoin de grosse prod ni de porte-parole officiel… juste d’un ton familier, d’un format court et mémorable, et d’un message proche des gens.

Une stratégie simple mais efficace, qui crée un lien direct et humanise la marque.

Ce qu’on a réussi chez Frank : un exemple parmi tant d’autres

Quand une marque nationale veut résonner localement, il ne suffit pas de traduire un message : il faut le repenser stratégiquement

C’est ce que Frank (et K72) ont réussi avec Toyota Québec 👀

🎯 Notre objectif : faire connaître Toyota davantage auprès des personnes québécoises de 25 à 45 ans sur Facebook et Instagram, d’ici la fin de l’année 2025, et d’augmenter de 10 % le taux d’engagement sur ces deux plateformes.

Comment on a fait ça ? En adaptant leur positionnement national à une réalité bien locale :

  • Leur positionnement global : Toyota est fiable, innovante, accessible et responsable
  • Notre angle local : Toyota Québec est toujours là.

Après un audit détaillé, on a défini deux audiences clés :

  • 40 ans et plus, brand lovers, amateurs de jasette et de mécanique (Facebook)
  • 25–40 ans, nouveaux brand lovers, friands de lifestyle et d’esthétique (Instagram & Facebook)

Puis sont nés nos personas : 

Exemple de stratégie de communication de Toyota Québec pour la campagne "Toyota est toujours là" avec exemples de personas.

Puis on a pensé à adapter tout le style, le ton et les formats en fonction de chaque canal, dans une approche multicanale.

Exemple de stratégie de communication de Toyota Québec pour la campagne "Toyota est toujours là" avec ton, design et cible en fonction des canaux de diffusion.

Comme l’a mentionné Christophe Boixader, Stratège Médias Sociaux Sénior chez Frank :

« Toyota est toujours là, ça permet de mettre en avant le fait que les modèles Toyota répondent à presque tous les styles de vie avec leurs différents modèles, mais ça met aussi en avant la fiabilité légendaire des véhicules de la marque. Ce positionnement trace aussi une ligne claire pour connecter avec la communauté, en étant une figure sociale proche d’elle et capable de la comprendre dans toutes ses réalités.”

Après avoir mis en place notre plan de communication, voici ce que ça donne : 

Exemple de stratégie de communication de Toyota Québec pour la campagne "Toyota est toujours là" avec exemple de publication Facebook.

ou encore…

Et côté vidéo, ça donne ça :

2025, c’est loin d’être terminé, mais disons que ça roule pas pire pentoute, on vous reviendra avec les résultats 😉

Ce qu’il faut retenir pour mettre en place une stratégie de communication efficace

Des idées, vous en avez. Du contenu aussi. Mais sans stratégie, c’est comme tirer dans tous les sens en espérant toucher la cible.

Pas de communication performante sans intention claire. Et pas d’intention claire sans stratégie.

La bonne nouvelle? Grâce au guide de notre agence créative, vous avez désormais une méthode concrète, en 8 étapes simples, pour reprendre le contrôle de votre communication.

Objectifs, cibles, messages, canaux, ton… chaque élément est une pièce du puzzle. Et quand tout s’aligne, c’est là que ça fonctionne.

GIF d’Homer Simpson posant la dernière pièce d’un puzzle et murmurant ‘Voilà.’ pour symboliser une stratégie de communication complétée.

Pas besoin que ce soit compliqué. Juste aligné. 

C’est ça, une (bonne) stratégie de communication. C’est ce qui distingue une marque qui parle… d’une marque qu’on écoute.

Et dans un contexte où l’attention est rare et les messages saturés, c’est plus qu’utile : c’est vital.

👉 Besoin d’un petit coup de pouce pour y arriver? Contactez-nous dès aujourd’hui — nous serons ravis de vous aider à bâtir une présence cohérente et performante, au Québec, comme dans le reste du Canada ! 👀

FAQ sur la stratégie de communication

C’est l’intention qui relie tous vos messages à un même objectif. Selon l’OQLF, c’est un ensemble de décisions majeures portant sur les objectifs de communication, les cibles, les messages et les moyens de les diffuser. En bref, c’est le fil d’Ariane derrière vos prises de parole.

Aligner vos messages avec vos objectifs pour éviter de vous éparpiller. Elle sert à structurer vos prises de parole pour qu’elles soient cohérentes, ciblées et compréhensibles — à l’interne comme à l’externe.

Les 8 étapes d’une bonne stratégie de communication sont :

  1. Définir vos objectifs de communication
  2. Identifier vos cibles
  3. Choisir un positionnement clair
  4. Définir votre style de communication
  5. Évaluer vos ressources (budget, équipe)
  6. Sélectionner les bons canaux
  7. Formuler des messages clés
  8. Déployer un plan de communication

Votre stratégie doit tenir compte :

  • de vos ressources humaines actuelles
  • de votre capacité réelle à déployer vos idées
  • de la faisabilité globale de ce que vous envisagez, selon vos moyens (humains comme financiers)

On ne parle pas d’un budget précis, mais d’une capacité réaliste à mettre vos idées en action.

Non, mais c’est souvent utile. Elle aide à poser un diagnostic interne/externe pour orienter vos choix. Elle peut être combinée à un PESTEL pour mieux cerner les enjeux de contexte.

En vérifiant s’il est :

  • Spécifique (l’objectif visé est clair et précis)
  • Mesurable (il contient une donnée concrète ou un indicateur clair)
  • Atteignable (il peut être atteint selon vos ressources actuelles)
  • Réaliste (il est cohérent avec vos performances ou votre contexte)
  • Temporellement défini (il comporte une échéance claire)

Un objectif SMART permet de savoir exactement si vous l’avez atteint… ou pas.

Ceux que vos cibles utilisent vraiment. Il vaut mieux deux bons canaux cohérents qu’une présence dispersée. Le choix dépend de vos objectifs, de votre audience et du message à faire passer.

Il renvoie à la diversité des moyens d’action que vous mobilisez pour faire circuler vos messages. Publicité, marketing direct, relations publiques, communication numérique, vente, événements… Le mix permet de structurer l’ensemble des leviers que vous activez, selon vos objectifs, vos cibles et vos canaux.

Le manque de clarté, de cohérence ou de faisabilité. Une stratégie mal définie, trop ambitieuse ou non adaptée aux ressources disponibles risque de créer des messages contradictoires ou des actions impossibles à livrer.

La stratégie fixe l’intention. Le plan la rend exécutable. Autrement dit, le plan de communication détaille, étape par étape, les actions concrètes que vous devez poser pour donner vie à votre vision stratégique.

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Photo de Sébastien Bergeron, directeur principal, conseil et stratégie, devant le logo jaune de l'agence créative Frank.
Sébastien Bergeron
Fort de plus de 25 ans d’expérience en marketing, Sébastien a occupé des rôles de direction aussi bien en agence que chez l’annonceur. Il se spécialise en branding, stratégie et développement d’affaires, avec une approche profondément humaine. Reconnu pour son calme, son esprit d’équipe et son œil stratégique, il agit comme un véritable pilier pour les clients et les équipes. Directeur principal chez Frank, il contribue activement à la croissance de l’agence, au rayonnement des marques… et à garder tout le monde aligné avec le sourire.